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L'acupuncture, point de vue des sciences

Posté le 28/05/2019

Un regard scientifique

 

 

Acupuncture

Un regard scientifique

 

    Note du traducteur : Une fois n'est pas coutume, nous vous présentons ici un point de vue "science dure" de l'acupuncture. Comme vous le savez, nous sommes très ancrés dans la tradition chinoise. Même si nous pensons, pour des raisons qu'il serait trop long d'expliquer ici, qu'une "scientifisation" de l'acupuncture n'est pas souhaitable, il est nécessaire de garder un esprit ouvert. Et ceci est valable pour tous les partis. Aussi, nous sommes heureux de rendre accessible en français cet article, en nous gardant bien de nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas. Vous trouverez les références en bas de l'article. Bonne lecture !

 

 

    
Les mécanismes sous-jacents à l'acupuncture pour soulager la douleur font l'objet de nombreuses recherches depuis plus de 60 ans. Les voies nerveuses sensorielles impliquant des fibres nerveuses spécialisées (Aδ, Aβ et C, pour être précis) et les voies descendantes du système nerveux ont été cartographiées. De nombreuses substances biochimiques ont été identifiés, notamment des neuropeptides opioïdes et non opioïdes, ainsi que des neurotransmetteurs tels que la sérotonine, la noradrénaline, la dopamine, les cytokines, le glutamate, l'oxyde nitrique et le gamma-amino-butyrique (GABA). Il a été démontré que l’analgésie par acupuncture impliquait plusieurs classes de neuropeptides opioïdes produits naturellement, notamment les enképhalines, les endorphines, les dynorphines, les endomorphines et la nociceptine (également connue sous le nom d’Orphanin FQ). Parmi les neuropeptides non opioïdes, la substance P (SP), le peptide intestinal vasoactif (VIP) et le peptide lié au gène de la calcitonine (CGRP), qui joue un rôle central dans la pathogenèse de la migraine, ont été étudiés pour leurs rôles dans les effets analgésiques et anti-inflammatoires apportés par l'acupuncture.
 
 
    De nombreuses voies biochimiques et de signalisations ont été identifiées comme jouant un rôle direct dans la manière dont l'acupuncture réalise ses effets cliniques. Mais la plus centrale utilisée par l'acupuncture, celle qui aide à expliquer son efficacité dans de nombreux domaines cliniques, vient du fait, démontré, qu'elle initie directement un processus appelé signalisation purinergique. Il s'agit d'un système primitif et omniprésent dans le corps, utilisant l'adénosine et l'ATP (adénosine triphosphate) pour la signalisation et la régulation de tous les tissus et organes du corps. Il est désormais entendu que toute transmission nerveuse nécessite de l'ATP comme co-facteur, ainsi que le corps utilise les niveaux de purine comme signal de fond principal des fonctions saines tout comme des lésions tissulaires. [...]  Il a également été démontré que la signalisation purinergique joue un rôle central dans des domaines cliniques divers tels que migraines et maux de tête, les dysfonctions immunitaires et les inflammations, les cancers, les autismes, les maladies d'Alzheimer, les maladies cardiovasculaires, les fonction endocriniennes, et le développement embryologique. [...]
 
    [Ajout du traducteur : "Les nucléotides extracellulaires (ATP, UTP, etc.) et l’adénosine jouent des rôles physiologiques majeurs dans le système nerveux central (SNC) comme la neurotransmission, la neuromodulation, la communication entre les cellules gliales et les neurones et la glie et ce, grâce à l’activation de plusieurs familles de récepteurs purinergiques. Ces récepteurs sont distribués dans les neurones centraux au niveau pré-et post-synaptiques ainsi que dans les cellules gliales. Les altérations des signaux purinergiques sont associées à des troubles majeurs du SNC incluant la douleur chronique, l’ischémie, l’épilepsie, les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou la sclérose latérale amyotrophique associée à la neuro-inflammation ainsi que les maladies neuropsychiatriques comme la dépression, l’anxiété et la schizophrénie." Source : Université de Bordeaux, Institut de neurosciences cognitives.]
    
 
    Outre les actions biochimiques, les études démontrent également les effets directs de l'acupuncture sur le système nerveux central. Ceux-ci incluent les effets de réflexe spinal, où l'acupuncture stimule la relaxation musculaire et les modifications des organes viscéraux. Dans le cerveau, il a été démontré que l’acupuncture modifiait la connectivité fonctionnelle, diminuant ainsi l’activité des structures limbiques associées au stress et à la maladie, tout en améliorant la régulation de l’hypothalamus, de l’hypophyse et de l’axe surrénalien, principal système utilisé par le corps pour réguler les hormones et le stress physiologique. En outre, l’acupuncture module l’activité parasympathique, branche du système nerveux associée au repos, à la relaxation, à la digestion et à la guérison des tissus. [...]
 
 
 
 
Article de Mel Hopper Koppelman, DAC, MSC,
Traduit de l'anglais, à titre de recherche uniquement,
Par Raphaël Gallo-Bona,
Votre praticien à l'Institut Feng Zhen.
 
 
 
Retrouvez l'article original ainsi que les sources des études précitées (en anglais) : https://www.evidencebasedacupuncture.org/present-research/acupuncture-scientific-evidence/